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cheval du jour

Il faut savoir s’adapter

MARDI 14 JUILLET

mardi à parislongchamp Huit jours après son succès dans le Prix du
Jockey Club, Ioritz Mendizabal, qui sera en selle sur notre favori, se confie.

IL NE FAIT PAS ses quarante-six ans mais Ioritz Mendizabal fait partie des meilleurs jockeys français les plus âgés en activité. Cela n’empêche pas le Basque d’être toujours aussi compétitif, comme il l’a prouvé le dimanche 5 juillet en remportant le Prix du Jockey Club (son deuxième) avec Mishriff, dix ans après son dernier Groupe I, obtenu à l’occasion de l’édition 2010 du Prix de l’Opéra dans lequel il montait Lily Of The Valley.

Vous avez été le héros inattendu du Prix du Jockey Club. Que s’estil passé depuis une semaine ?

IORITZ MENDIZABAL.  Inattendu? Pas pour le poulain mais pour moi, oui, je vous le confirme, car je ne m’attendais pas à monter un pensionnaire de John Gosden. Le soir même, je suis rentré à Biarritz

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Chantilly (Oise), le 5 juillet. Ioritz Mendizabal après sa victoire dans le Prix du Jockey Club.

(Pyrénées-Atlantiques) où j’ai fêté la victoire avec des amis. Sur le trajet, on prend encore plus conscience de l’importance d’un tel succès. Sur l’hippodrome, tout va très vite entre les félicitations, les récompenses, les sollicitations et les autres courses. En revanche, dès le lendemain, on remet la casaque, et il faut vite faire redescendre les émotions pour être performant.

Vous serez en selle sur Caliste, le favori de ce quinté. On a l’impression que vous êtes beaucoup plus sollicité tout à coup ?

C’est vrai, et j’aurai effectivement une très bonne chance. Je dois beaucoup à mon agent, Pierre- Alain Chereau. Il mérite un « grand merci », car son travail paie. J’ai une totale confiance en lui : je ne m’occupe de rien ; il a carte blanche. Je me pose beaucoup de questions avant de choisir les personnes qui m’entourent mais, une fois ma décision prise, je donne toute ma confiance.

Malgré votre immense palmarès, vous êtes moins sur le devant de la scène que d’autres. Vous sentez- vous reconnu à votre juste valeur ?

Je n’y attache pas d’importance. Je fais mon métier comme je l’ai toujours fait. Je sais d’où je viens et ce que j’ai réalisé, mais je n’ai pas besoin de lumière pour être épanoui.

Thierry Jarnet vous a qualifié de « super mec ». Comment vous sentez-vous avec des générationsplus jeunes dans le vestiaire ?

Il faut savoir s’adapter ! Je n’ai pas les mêmes habitudes et les mêmes centres d’intérêts que certains jockeys bien plus jeunes que moi ; par exemple, je n’ai jamais eu le moindre compte sur les réseaux sociaux. Mais j’ai été à leur place et, comme dans n’importe quel vestiaire de sport, les générations se croisent. La vie est faite ainsi.

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